Mortalité infantile à Paris fin XIXe
Les recherches généalogiques familiales nous démontrent régulièrement à quel point il était courant
de trouver des décès précoces dans une fratrie, et ce jusqu’au XIXe siècle, début du XXe siècle.
La vaccination, timide au début du XXe siècle (obligatoire pour la variole en 1902), s’étendra plus
largement après la Seconde Guerre mondiale pour la diphtérie pour les enfants.
Des lacunes de quelques années dans les naissances, entre les membres d’une même fratrie, sont
souvent les témoins d’enfants mort-nés (qu’il convient de rechercher dans les décès directement).
Un travail de recensement des âges des décès des personnes vivant dans le XVe arrondissement
de Paris pour l’années 1862 a été mené. Lobjectif était de comparer cette statistique à celle des décès
des personnes ayant recours à un inventaire après décès, pour y déceler (ou pas) un biais statistique
entre les deux populations. Nous avons ainsi relevé les âges des 2583 décès.On découvre ainsi :
* 123 « enfants sans vie » (soit 5 % des décès) ;
* 1302 enfants décédés avant l’âge de 10 ans
(comme en témoigne la courbe de cumul des décès, soit près de 50 % des décès).